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Réseau Jeunesse Ignatien

L’aventure humaine et spirituelle pour les 17-35 ans


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Passeurs d’Humanité

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A la rencontre des personnes en prison, se découvrir tous porteurs d’humanité

Description

Aller à la rencontre des personnes en prison en célébrant ensemble l’Eucharistie. Poursuivre par une rencontre avec la communauté des Religieuses du Sacré-Cœur, en partageant un repas convivial, en accueillant l’expérience vécue à travers ces rencontres, en terminant par un temps de prière-relecture.

Informations pratiques

Prix : Repas tiré du sac et quelques fleurs pour les détenus

Responsable de l’activité et Contact inscriptions/renseignements : Aline Wateau, rscj, 100 rue Jean Jaurès, Esc E, 94800 Villejuif,

Tel : 01 46 77 92 87

Informations complémentaires

Prendre contact un mois avant minimum pour pouvoir participer à l’activité.

Textes et Témoignages

« Participer aux Passeurs, c’est aller rejoindre pour un moment un de nos frères dans son quotidien sous le regard aimant du Père, c’est par notre regard donner la dignité à quelqu’un d’autre, c’est se faire proche de quelqu’un qui est souvent seul ou pire isolé.
C’est aussi se donner l’occasion de découvrir des réalités souvent peu connues (la prison, les gens de la rue, …) mais qui pourraient nous concerner un jour au l’autre.
C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres jeunes ou moins jeunes qui partagent un peu la même soif que nous et avec qui un groupe peut se former, des amitiés peuvent éclore.
C’est une façon de se mettre en marche vers Dieu pour plus d’humanité sur terre. »

Nicolas (jeune professionnel)

“J’étais en prison” (Mt 25:36) Réflexions de perspective pour la pastorale des prisons (extraits) Par Johannes Beutler S.J. (Institut biblique pontifical, Rome)

Ceux qui travaillent dans le milieu pastoral des prisons doivent à chaque visite franchir un seuil. Je fais pleinement l’expérience de ce point de transition depuis onze ans dans la prison pour femmes no 3 de Francfort en Allemagne. Ce seuil sépare le monde “extérieur” du monde “intérieur”. “A l’extérieur” (dehors) se trouve le monde de ceux qui peuvent aller où bon leur semble ; de ceux qui peuvent choisir librement les gens qu’ils veulent rencontrer à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. “A l’extérieur” se trouve le monde des relations familiales, de la vie professionnelle et des loisirs. “A l’intérieur” (dedans) tout est différent. La liberté de mouvement est limitée par l’enfermement dans une cellule étroite chaque soir et très souvent durant une partie de la journée. “A l’intérieur”, il existe un monde de contacts limités, de temps de visite réglementés, de co-habitation forcée d’êtres humains qui n’auraient jamais décidé de leur plein gré de vivre ensemble. Le gardien de prison qui nous fait entrer à chaque visite marque la séparation entre ces deux types de prison. Dans chacune d’elles se trouve concentrée toute la misère du monde : le dénuement, la solitude, le désespoir.

Quand nous rendons visite aux détenus dans les cellules ou dans le bureau de la pastorale des prisons, on ne cesse de nous demander : “Mais où est donc Dieu ?” De nombreux détenus ont l’impression d’avoir été abandonnés non seulement par les hommes mais aussi par Dieu. Ils pourraient alors recourrir au Psautier et joindre leur plainte à celle du psalmiste et du Christ et s’écrier : “Mon Dieu, mon Dieu, Pourquoi m’as-tu abandonné ?” (Psaume 22,1 ; Mc 15,34). Il semble que Dieu soit du côté de ceux qui sont “à l’extérieur” et non de ceux qui sont “à l’intérieur”. Les murs solides de leur prison les ont transformés en exclus. C’est du moins le sentiment qu’ont de nombreux détenus. Peut-être y-a-t-il aussi un brin d’amertume dans ce constat. Peut-être bien que Dieu est du côté de ceux qui réussissent, du côté des plus forts et des plus vaillants plutôt que du côté de ceux qui sont condamnés à vivre dans l’ombre pour finalement subir tous les torts.

Ainsi, le dimanche matin, les cloches de l’église du quartier appellent les « honnêtes gens » à se rendre au culte alors que les détenus se demandent s’ils doivent assister à une messe à laquelle on les amène en groupe, durant laquelle on les observe et après laquelle on les ramène dans leurs quartiers puis dans leurs cellules. Est-ce là l’église en laquelle ils ont crû où bien existe-t-il deux églises : celle des gens de “l’extérieur” et celle des gens de “l’intérieur” ?

Il est possible que dans de nombreux pays du monde ce “seuil” prenne une autre dimension. Certains sont arrêtés non seulement pour avoir enfreint la loi mais aussi parce qu’ils sont génants. De même, dans certains pays dits “civilisés”, certains doivent attendre leur procès pendant de longues années ; d’autres n’ont même pas fait l’objet d’un mandat d’arrestation. Certains ont été arrêtés simplement pour avoir parlé quand d’autres se taisaient ou pour avoir agit quand d’autres se contentaient de regarder. On trouve des exemples de ce phénomème sur tous les continents. Amnesty International les connaît tous mais elle ne connaît pas tous les cas individuels. Dans certains pays occidentaux industrialisés, on arrête et incarcère encore ceux qui refusent d’accomplir leur service militaire. Il n’y a pas que dans les pays d’Asie du Sud Oriental que l’on arrête ceux qui militent en faveur des droits de l’homme. Il n’y a pas qu’en Amérique Latine que ceux qui défendent les pauvres perdent la liberté et parfois la vie. De telles expériences nous amènent à nous demander : “Mais où est Dieu ?” D’un point de vue chrétien, on pourrait aussi se demander : “Mais où est Jésus ?”.

En bref / Infos pratiques

Thème :

  • Service - Bénévolat

Le lieu :

Maisons d’arrêt de Fleury Mérogis et Villejuif

Les dates :

  • Dimanche 4 mars 2012
  • Dimanche 1 avril 2012

Pour quel âge ?

18 – 35 ans

S'inscrire :

aline.wateau wanadoo.fr

Sur la Toile :

http://jeunes.rscj.com